L’architecture low tech : pour des bâtiments et des villes plus durables

13 Oct 2021
architecture

Pour limiter la pression exercée par le secteur de l’immobilier sur l’environnement, actuellement le 3ème plus polluant en termes d’émissions CO2 (INSEE), l’architecture et l’ingénierie low-tech est l’une des solutions. Découvrez comment construire plus responsable grâce au low-tech.

Architecture low tech : de quoi s’agit-il ?

Les premières réflexions sur des technologies durables et accessibles remontent aux années 1970, où le philosophe Ivan Illich, l’historien Lewis Mumford et l’économiste Ernst Friedrich Schumacher évoquent des outils conviviaux et des technologies appropriées, viables et écologiquement responsables. En France, le terme low-tech a été popularisé grâce à l’ingénieur Philippe Bihouix, via son ouvrage L’Âge des Low-Tech, Vers une Civilisation techniquement soutenable paru en 2014.

Contrairement aux a priori, le low-tech ne s’oppose pas au bâtiment intelligent dit high-tech, mais s’inscrit bien dans une démarche globale d’architecture durable et écologique visant la sobriété, l’efficience et la résilience.

Appliqué au secteur du bâtiment, le low-tech représente en définitive la logique globale d’un projet immobilier tertiaire responsable : une architecture bioclimatique, une utilisation raisonnée des matériaux de construction et des ressources et des systèmes efficients pour un suivi énergétique, environnemental et numérique.

Comment intégrer le low-tech à l’architecture et à l’ingénierie d’un bâtiment ?

Touchant l’ensemble des métiers de la construction (maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre, architectes, bureaux d’études…), l’architecture low-tech doit s’inscrire en amont des projets et être développé au cours de chacune des étapes de l’écoconception.

Comment développer la biodiversité et gérer les eaux pluviales à la parcelle, comment participer au développement de l’écomobilité, limiter les consommations de chaud et de froid, limiter les déchets, les consommations de matériaux et favoriser l’économie circulaire, comment utiliser les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) à bon escient sont autant de questions essentielles à se poser en amont d’un projet.

L’objectif d’un bâtiment low-tech, autant en neuf qu’en réhabilitation, est de mettre en place des solutions visant la simplicité, la modularité, la réparabilité, le réemploi et le recyclage. Reposant sur des principes de sobriété, d’efficacité et de durabilité, il s’inscrit dans une démarche visant optimiser le cycle de vie des constructions tout en allégeant leur impact environnemental et sociétal.

Et à l’échelle de la ville et du quartier ?

La démarche low-tech s’adapte aux projets de construction mais également aux projets d’aménagements et d’urbanisme. En effet, de l’immobilier durable à la ville durable, les enjeux du low-tech (approvisionnement local, circuit court, résilience…) s’étendent à plus large échelle pour offrir une dimension sociale et sociétale.

L’architecture low-tech chez Greenaffair

Le low-tech est au cœur des thématiques développées par Greenaffair. Au travers de ses pôles de compétences et de ses incubateurs, groupes de travail alliant R&D et innovations, Greenaffair traite ainsi de l’ensemble des enjeux liés à la démarche d’architecture low-tech :

  • Résilience : à l’heure du réchauffement climatique, la résilience d’un bâtiment, autrement dit sa capacité à faire face à des évènements extrêmes, est impérative. Pour cela, Greenaffair évalue par le biais d’un diagnostic de vulnérabilité l’évolution de différents paramètres climatiques à 30 et 50 ans, identifie les risques naturels du site et établit une stratégie de conception adaptée. Par exemple, l’intégration de biodiversité participera à la réduction des effets d’îlots de chaleur urbain, pour un meilleur confort thermique, et à la gestion des eaux pluviales à la parcelle.
  • Bioclimatisme : la mise en place d’une stratégie bioclimatique limite les besoins et les consommations d’énergie. Nous vous accompagnons dans la définition et dans la réalisation d’études techniques pour améliorer l’efficacité énergétique de votre bâti. Cette stratégie passe notamment par l’optimisation des performances des façades du bâtiment, en favorisant les apports solaires en hiver et en les limitant en été.
  • Approvisionnement local : l’approvisionnement local des matériaux de construction participe à la diminution de l’impact carbone des projets et à la promotion des filières françaises. Les filières biosourcées (bois, chanvre…) et les éco-matériaux (terre crue…) sont également favorisées dans une logique d’approvisionnement durable. Nous travaillons à vos côtés pour dénicher les matériaux les plus vertueux pour votre projet de construction.
  • Economie des ressources / Réemploi : le réemploi, dans une démarche d’économie circulaire, permet de réutiliser des matériaux déjà existants, destinés à devenir des déchets, plutôt que des matériaux neufs. En qualité d’AMO Réemploi, nous déterminons le potentiel de réemploi de vos ressources et les possibilités d’intégrer à vos projets des matériaux réemployés.
  • Stratégie démontabilité / réversibilité : faire des bâtiments réversibles donne à réfléchir à la démontabilité, à la réparabilité et au changement d’usage. Ce type de conception implique une stratégie de démontabilité pour certaines parties ou l’ensemble du bâtiment. Elle permet ainsi d’éviter les déchets en maximisant les possibilités de conservation, de réutilisation, d’évolutivité et d’entretien / maintenance. Les bâtiments réversibles réduisent aussi le taux de vacances des bâtiments, estimé à 6,9% au 1er trimestre 2021 en Île-de-France. .
  • Bâtiment intelligent : les transitions environnementales et numériques ne peuvent être dissociées. Nos experts vous guident pour rendre votre bâtiment intelligent, c’est-à-dire un bâtiment qui cherche à maximiser l’expérience des occupants, tant au niveau de la connectivité que sur les questions de confort et de santé (en limitant leur exposition aux ondes électro-magnétiques, par exemple), tout en prenant en compte la qualité environnementale. Le numérique, utilisé à bon escient pour le bâtiment, offre la possibilité de réduire les consommations, optimiser les performances énergétiques et le confort des utilisateurs. .
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