Notre actualité

Le nouveau label Energie-Carbone passé à la loupe

Le nouveau label Energie-Carbone passé à la loupe

 

Le nouveau label « Energie-Carbone » a été présenté le 1er juillet par Ségolène Royal et Emmanuelle Cosse. Première étape vers la future réglementation thermique 2018, il associe des exigences en matière de performance énergétique et d'émissions de gaz à effet de serre. Créé en s'inspirant des labels existants en lien avec les associations HQE, Effinergie et BBCA, il devrait être opérationnel en septembre. Décryptage

Le Label énergie-carbone qu'est-ce que c'est ?

Un nouveau label unique, porté par l'état, qui vise à évaluer les consommations futures du bâtiment ainsi que son impact carbone.

Pourquoi a-t-il été créé ? 

Tout comme les labels BBC et Effinergie en leur temps, ce nouveau label vise à encourager les maitres d'ouvrages à se lancer dans les bâtiments à énergie positive et bas carbone et à préparer... la nouvelle réglementation 2018 !

Il permettra notamment d'expérimenter la méthode et d'évaluer la faisabilité technique et économique des futures exigences réglementaires.

Quelles sont les exigences ?

Pas d'exigence chiffrée pour le moment mais plusieurs calculs à prévoir :

  • Côté énergie : il faudra présenter un bâtiment à énergie positive (équilibre entre consommation non-renouvelable et production renouvelable) prenant en compte en plus des 5 usages principaux (chaud, froid, ECS, ventilation, éclairage), les autres postes de consommations comme les appareils électroniques ou électroménagers.

La performance sera graduée en quatre niveaux pour tenir compte des conditions climatiques et de l'implantation :

- les niveaux 1 et 2 préfigurent la future réglementation et privilégient l'autoconsommation et les énergies renouvelables embarquées,

- les niveaux 3 et 4 sont plutôt à destination des opérations d'aménagement puisqu'ils s'attachent à l'utilisation des potentiels locaux (réseaux de chaleurs, boucles locales énergétiques...)

  • Côté carbone : il faudra présenter l'impact carbone de chacun des composants du bâtiment  pendant tout son cycle de vie. Cet impact sera notamment réparti d'une part sur la construction du bâtiment, d'autre part sur son exploitation. L'ensemble construction+exploitation  durant  une  moyenne  de  50  ans  devra  respecter  un  niveau d'émission maximal.

Concrètement comment ça va se passer ?

Dès  septembre,  les  réalisations  pilotes pourront  être  évaluées  par  un  organisme certificateur agréé. Garant de leur qualité, il leur octroiera le label « énergie-carbone ».

Un observatoire, bientôt opérationnel, capitalisera les retours d'expérience et les bonnes pratiques, solutions techniques et coûts associés, pour affiner les indicateurs et établir les futurs seuils réglementaires.

Le petit +

En plus de l'obtention d'un tampon « pilote », ce label permet de prétendre au bonus de constructibilité de 30 %.

 

Pour plus d'information sur le sujet, n'hésitez pas à nous contacter !